Chine et Tibet

On parle encore de cet événement avec mes amis: les soldats chinois ont tiré sur les tibétains qui voulaient traverser l’Himalaya. C’est honteux.
Depuis cette année, la politique du Tibet du gouvernement chinois est visiblement encore plus incompressible et toujours aussi peu honnête. D’un côté, il continue de recevoir les représentants du Dalai Lama à Pékin, d’ un d’autre côté, il déclanche une compagne de propagande contre le Dalaï Lama sans précédent depuis 1989. Le nouveau premier secrétaire du Parti de Tibet, M. Zhang Qinli semble vouloir faire une deuxième révolution cultuelle au Tibet. Ses attaque verbales, avec un langage de garde rouge contre Dalaï Lama au mois de juillet et au mois d’août derniers, ont été ridicules même pour beaucoup de chinois. Il a en effet déclaré: le Dalaï Lama a trahit sa patrie, La Chine. On n’avait jamais entendu cela, même dans les années 60.
Le gouvernement chinois prend conscience de la grande popularité du Dalaï Lama dans le monde entier et au Tibet, et même en Chine, et commence à comprendre que s’il ne fait pas face au problème du Tibet, son image et son rôle seraient mal apprécié par la communauté internationale. Mais il n’a ni l’intention, ni le courage de faire quoi que ce soit. De plus, la situation sociale interne est tellement tendue qu’il n’est pas du tout disponible. Il a donc décidé de faire le spectacle: accueillir les représentants tibétains à Pékin et discuter avec eux sans jamais aboutir a quelconque conclusion. Cela pourrait calmer les protestations internationales et atténuer l’incompréhension des chinois.

Cai Chong Guo
Éditeur en chef de China Labour Bulletin